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Fédération Française de Synergie  Energétique GUNDHRA

L'aventure GUNDHRA... Deuxième chapitre

30 Août 2017, 08:30am

Publié par MATO

L'aventure GUNDHRA... Deuxième chapitre

Les rencontres amènent les rencontres et nous voilà propulsés, ma compagne et moi, sur les rives de l’Océan (facile quand on vit sur une île), amenés à découvrir un lieu étonnant, encore voilé dans son cocon de mystère et ne déployant ses saveurs d’outre-manifestation que dans une lumineuse intimité.

Nous sommes à Etang-Salé -les-Bains, dans le sud-ouest de l’île, plus précisément au Gouffre.

L’endroit se présente comme une gorge béante face à la mer, battue par les flots qui viennent se déchirer à grands coups de boutoir sur des coulées de lave acérées. Lieu de triste renom si l’on en juge par le nombre de crucifix qui semblent pousser sur un terre aride à la végétation sèche, ici on honore les disparus en mer, mais aussi ceux qui ont choisi l’endroit pour mettre fin à leur vie.

Le chemin nous invite et nous appelle à nous faufiler sur la gauche en longeant l’océan, une zone sauvage, une minéralité tourmentée qui semble hostile au premier regard, un paysage anachronique, de filaos plantés, courbant l’échine à un mètre du sol, tant les assauts des alizés les ont contraint à l’humilité devant la grandeur du lieu, comme si regarder dans les yeux les Esprits de la mer qui hantent les lieux leur était interdit.

Et puis timidement quelques cairns qui ne sont pas sans me rappeler les « montjoïa » leurs lointains cousins d’Occitanie. Ils sont autant de portes, de passages, d’un univers minéral à des dimensions plus feutrées où apparaissent le sable et le galet. Le lieu s’effeuille comme pelure d’oignon, nous arrêtant, puis nous accueillant et même nous accompagnant dans l’invisible. 

Petit à petit, une douce transe me gagne. Comme statufiés, les Gardiens érigés face à la mer, indomptables rochers lissés par les tempêtes, semblent nous inviter à pénétrer le lieu, à y perdre nos repères, à délaisser nos craintes, nos résistances, à nous livrer sans défense dans une spirale intemporelle.

Une spirale ! Oui ! C’est bien de cela dont il s’agit ! Je suis ému aux larmes… Une double spirale, si semblable à celle de notre ADN, une double spirale qui respire et s’enfonce jusqu’u coeur de Gaïa et va se perdre dans les étoiles. Je la sens palpiter au rythme de mon coeur qui bat la chamade dans ma poitrine… Je suis sur un vortex… il est là, ponctuant le non-manifesté de son souffle éternel. Je n’entend plus vraiment les questions de mes amis qui aimeraient savoir si dans mon rôle de « charnière entre les deux mondes », je perçois des messages, l’heure est à la révélation, le voile du mystère semble s’écarter, ma voix s’éteint pour écouter celle du silence, chaque bruissement est ici tumulte, tout semble se créer dans le secret du lieu.

J’ai bien amené avec moi mon tambour, il me semble maintenant presque déplacé, l’heure est à l’écoute.

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